Pechakucha Faire de son travail une passion” Coworkees du 19 mars 2019

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Un petit mot sur les pechakucha : 

Le Pechakucha ou Pecha Kucha (du japonais ペチャクチャ : « bavardage », « son de la conversation ») est un format synchronisant une présentation orale à la projection de 20 diapositives se succédant toutes les 20 secondes, de préférence sans effets d’animations. La présentation dure ainsi exactement 6 minutes et 40 secondes. Ce format impose de l’éloquence, un sens de la narration, du rythme, de la concision, tout autant que de l’expression graphique.

Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Pecha_Kucha

Page officielle de la pratique (en anglais) : https://www.pechakucha.com/

Faire de son travail une passion : (Début à 31 minutes)

Bonjour à tous et à toutes, ensemble, nous allons voir, pendant les prochaines minutes, comment faire de son travail une passion qui améliore la vie des autres. Je m’appelle Jérémy Aubert, Mon travail est celui de Designer industriel spécialisé en 3D mais je préfère le terme de créateur d’expériences quotidiennes et je vais vous expliquer pourquoi.

Mon travail, ma passion 

J’ai toujours été passionné par l’automobile et le dessin. Déjà, tous petit, je dessinais des maisons avec des jambes car ma famille déménageait souvent. Au collège, je me suis mis en tête de créer une voiture qui réglerait les problèmes d’écologies et de confort qui apparaissaient à l’époque. Ambitieux, vous me direz.

C’est à ce moment que j’ai appris l’existence du design industriel. J’ai immédiatement compris que c’était le métier que je voulais faire. Une fois mon BAC en poche, Je suis entré dans l’une des écoles supérieures les plus renommé dans le domaine, l’ISD, pour Institut Supérieur de Design, dans sa Filière Design Transport puis numérique.

Bien sûr, j’ai appris à dessiner des voitures, mais pas que. J’ai aussi dessiné des motos, des trains, des skis, des vélos, etc… jusqu’à des tableaux de bord, clés, assises, voir des objets qui n’ont strictement rien à voir avec l’automobile tel que des flacons, chaussures, différentes interfaces et bien d’autres.

J’ai découvert que ce que j’aimais ce n’était pas seulement l’automobile ni le dessin mais c’était créer pour résoudre les problèmes de l’utilisateur du produit (qu’il soit humain ou bien animal), lui faire vivre une expérience. D’où le terme que j’utilisais plus tôt et qui m’a mené à une quête sur l’accomplissement personnel.

L’Ikigai

C’est ici qu’intervient un concept japonais : l’Ikigai. Qui peut se traduire par « joie de vivre » ou « raison d’être ». Cette méthode est très populaire dans la région d’Okinawa puisqu’elle en est originaire en tant que concept philosophique de vie qui serait une des raisons de la longévité des Japonais dans cette région.

Sa représentation graphique est la plus connue. Cette dernière se découpe ainsi : prenez quatre cercles symbolisant les 4 facettes de l’accomplissement personnel : Ce que l’on aime faire, Ce que l’on sait faire, Ce qui nous permet de vivre financièrement et Ce qui est utile à autrui.

En les superposant, nous pouvons déjà voir qu’en fusionnant deux de ces aspects entre eux, il apparait des mots que l’on utilise souvent sans savoir leurs significations : Passion, Mission, Profession et Vocation. Ces façons de voir notre métier nous permettent de définir ce qui est important à nos yeux mais aussi ce qui nous fait défaut.

Par exemple, Quelqu’un qui identifie son métier comme une vocation, ne se sentira pas forcement à l’aise dans son travail, pourtant nécessaire, alors qu’une personne qui l’identifie comme une passion, souffre de la précarité de son métier et peux même ressentir une forme d’inutilité dans la société.

Cela mène bien sûr à des doutes, des craintes et des appréhensions qui peuvent ralentir, faire perdre pied voir, dans les cas les plus graves, conduisent à la dépression et au burn-out. Dans ces cas, une remise en question, si possible avant que cela ne pose réellement problème, est nécessaire.

Enfin, au centre du graphique, vous aurez votre Ikigai, votre « raison d’être » qui combine toutes les facettes de l’accomplissement personnel. Mais contrairement à ce que l’on peut penser, ce but ultime, n’est pas fixe. Il peut changer dans votre vie, surtout à notre ère ou l’accès à l’information et à l’ouverture d’esprit n’as jamais été aussi simple.

Pour ma part, voici mon Ikigai : Ce que j’aime, c’est créer et imaginer plein de choses, sans aucune limite. Je peux en vivre, Le design est un métier reconnu et toutes les industries en ont besoin. Sans vouloir m’en vanter, je suis plutôt bon à cela et s’il me manque des informations, il m’est assez simple de les obtenir.

Mais, le plus important à mes yeux c’est surtout de créer des solutions pour aider les gens qui en ont besoin. Que ça soit un objet, un service ou un moyen de transport, je crois en l’avenir du design humaniste. Pas seulement humanitaire mais lié à l’amélioration du quotidien de chacun.

Les solutions

Voilà ma vision des choses mais cette lecture est très personnelle. Ce qui est bien avec cet outil, c’est que l’on peut le décliner pour chaque métier et chaque personne. Mais surtout pointer du doigt les lacunes que l’on peut avoir. Et, comme les choses sont bien faites, il existe une tonne de solution pour chaque facette.

Si l’on n’aime pas son métier par exemple, pourquoi persévérer ? … Ou peut-être vous n’aimez pas certaines phases de votre métier, dans ce cas-là, il sera intéressant de voir si vous ne pouvez pas les déléguer à quelqu’un d’autre, voir les supprimer, tout simplement.

Si c’est le côté performance qui pèche, Il existe des formations ou des tutoriels complets et détaillés sur le net, je pense notamment à Youtube, qui est une véritable mine d’or dans certains domaines, en plus d’être gratuit. Et si le gap est trop grand, pourquoi ne pas reprendre ces études. Il n’y a pas d’âge pour apprendre.

Si c’est le coté financier qui pose problème, Dites-vous que tout travail mérite salaire et que se sous-évaluer n’amène que des problèmes. Faites vos comptes et vendez-vous au tarif juste qui vous permettra de vivre. Quelque soit votre prix, vous trouverez des clients, à partir de là, il « suffit » de savoir éviter les clients toxiques.

Et enfin, Trouver ce qui est utile aux autres. C’est à mon sens, la partie la plus compliqué puisque que cette notion dépend grandement du métier et de la personne. Pour certains, se sera de permettre à d’autres de s’améliorer, se découvrir ou découvrir leur environnement. Pour d’autres, se sera faciliter la vie d’autrui, leur permettre de vivre mieux ou d’ouvrir le champ des possibles.

Bref, ce graal, n’as rien d’inaccessible, il diffère selon les personnes et leurs expériences de vie et surtout, ce n’est qu’un outil qui peut être appliqué à tous mais qui nécessite un minimum de remise en question. Cela dit, le jeu en vaut la chandelle.

Je vous laisse sur ces deux citations qui pour moi, sont complémentaires : « Si vous voulez vivre une vie heureuse, attachez-la à un but, non pas à des personnes ou des choses » et « Le bonheur c’est lorsque vos actes sont en accord avec vos paroles » de respectivement Albert Einstein et Gandhi.

Merci

Ecrit et présenté par Jérémy Aubert le 19 Mars 2019 à Annecy pour Coworkees

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